L’audition continue.
Toujours dans une plutôt très bonne ambiance.
La ville m’apparaît de plus en plus violente.
Nous avons croisé un enfant pauvre, sale, pieds nus, cheveux hirsutes.
Il y en a très peu dans le centre qui, on le sent, a « bien été nettoyé ».
L’hôtel de luxe dans lequel nous sommes reflète une vie ou la mort imprègne le hall, les couloirs : le factice clinquant cache la misère des relations humaines réduites à néant.
A l’image de cette « mégalopole » où les immeubles errigés veulent affirmer une puissance et compenser on ne sait quelle misère affective ou psychologique.
L’expression du libéralisme triomphant dans sa plus totale absurdité.
Malgré tout, à 18h, complètement compressés dans le métro, les gens continuent de sourire et de se parler !
Comme la nature à Rio qui saisit la moindre occasion de reprendre ses droits sous cette pluie tropicale et dans cet air saturé d’humidité, l’humanité sans doute luxuriante, elle-aussi, ne se laisse pas si facilement anéantir ?
J’aime à le croire.
jeudi 29 novembre 2007
Sao Paulo du 29 novembre
Publié par
OlipO
à
10:48
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