samedi 17 janvier 2009

Recyclage

En utilisant seulement des sacs poubelle, Joshua Allen Harris ( artiste new-yorkais ) crée des animaux gonflables qui s'animent lorsqu'ils sont fixés à la grille d'une bouche de métro.

Video de Jonas Green.

Transformer les déchets, disons les monceaux d'ordures de notre société de consommation, en bestioles animées, presque vivantes, disons en objets poétiques, ça a de quoi nous rendre optimistes... un peu... quand-même...
Non ?

mercredi 14 janvier 2009

Leçon de zen ?


"Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n'aie pas d'intention. Evite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N'observe pas, n'examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l'espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu'enthousiasmé. Echoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d'aucun arbre, d'aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n'y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux. Passe par les villages, je te suis."

PETER HANDKE - Par les villages

mardi 13 janvier 2009

Une bonne nouvelle : c'est bien de temps en temps, non ?


À l'ONU, de plus en plus de pays se prononcent pour l'arrêt des exécutions.
Une écrasante majorité des États membres de l'ONU, soit 106 pays, ont voté, jeudi 18 décembre 2008, en faveur d'une deuxième résolution relative à un moratoire sur le recours à la peine de mort.

106 États ont soutenu la résolution, 46 l'ont rejetée, 34 se sont abstenus et 6 n'ont pas pris part au vote.
En 2007, il y avait eu 104 voix pour, 54 contre et 29 abstentions.
"Ce soutien accru renforce la tendance, forte et durable, à l'abolition de la peine de mort au niveau mondial", a déclaré Martin MacPherson, d'Amnesty International.

En 1948, au moment de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, seuls 8 pays avaient aboli la peine de mort dans leur législation ou dans la pratique. Soixante ans plus tard, en décembre 2008, ce nombre s'élève à 137, soit plus des deux tiers des pays du monde.

www.amnesty.fr/peine_de_mort

lundi 12 janvier 2009

31 mars 1875 : c'est même pas une date anniversaire


"Je suis enragé. J'aime et je suis un vieux fou."
Victor Hugo


Une phrase émergée des recherches du moment.
Comme ça, pour le plaisir.

dimanche 11 janvier 2009

Période des rois


Je n'ai pas trouvé une recette intéressante pour la galette.
Alors pourquoi pas des donuts ?
C'est très facile, ça demande juste un peu d'entraînement...

Recette suédoise du donut

mercredi 31 décembre 2008

Burn after reading


Le dernier film des frères Cohen.
Un petit bijou.
Drôle, loufoque, impertinent, libre, surprenant.
Les acteurs jouent tous, sans exception, formidablement bien.
Une équipe de loosers top niveau !
Une vision cataclismique de la société américaine d'aujourd'hui, jamais vulgaire, avec distance et humour.
Rien à ajouter, allez-y !

vendredi 26 décembre 2008

La Terre des Hommes Rouges


Un film de Marco Bechis, ou comment rendre compte d'un immense gâchis et d'un problème de territoires insoluble.
C'est un genre de fiction-reportage très bien réalisé et dirigé.
Les indiens qui ont été castés jouent leurs propres rôles.
On est très loin des indiens du far-west (on pense à cette représentation hollywoodienne avec perplexité). Là, ils sont plutôt gentils quoique pris eux aussi dans leurs contradictions, leurs traditions, leur misère et leurs aspirations vers le monde occidental.
C'est un brin désespérant.
Et c'est bizarre parce que, pourtant, là encore ce sont les cow-boys qui gagnent ...

jeudi 25 décembre 2008

Noël dans la boue


On achève une semaine de thalasso à Biarritz, aux Thermes Marins.
Au programme chaque jour - en plus de sauna , hammam, bains bouillonnants et buses sous-marines de diverses intensités - quatre soins quotidiens.
Ca va de modelage manuel, sous affusion (entendez jets d’eau marins mobiles qui massent le dos de bas en haut et de haut en bas), baignoire à bouillons, water-bed à jets mobiles intégrés, douche sous-marine, à gym aquatique, applications de boue chauffante ou applications d’algues.
On passe comme ça, de 20 min en 20 min en caissons d’isolation, plusieurs heures à se faire papougner, masser, décongestionner, reminéraliser, vitaminer.
Au bout du compte, on est lisse comme des galets et zen comme des moines en marinade.
Et on n’a même pas le temps de s’ennuyer.
Pour qui aime la trempade, y’a pas à hésiter si l’occasion se présente…

vendredi 19 décembre 2008

Je Tremble


C’est le premier spectacle de Joël Pommerat auquel j’assiste.
C’était au théâtre du Merlan.
Je suis très content de l’avoir vu malgré des avis très négatifs ( pour rejoindre ce que je disais dans un précédent « post »).
J’ai été très séduit par la forme et par les acteurs.
Irréprochable (la forme), irréprochables (les acteurs).
Très, très inspiré de David Lynch.
Univers « Lynchien » incroyablement maîtrisé et reproduit au théâtre (les mêmes frissons !), avec même le rideau de théâtre à plis (pas rouge mais quand-même).
La mise en scène est parfaite, magique, technologiquement incroyablement maîtrisée.
Mais.
Evidemment !
La faiblesse est dans le texte à mon avis et cela tient au fait que Joël Pommerat donne plus à entendre des considérations « dramaturgiques » qu’une mise en actes théâtraux, plus symbolique, plus transposée.
Du coup ça rétrécit le champ et je finis par m’ennuyer un petit peu (c’est surtout vrai pour la première partie, la seconde est plus folle et plus cauchemardesque).
Du coup, j’ai très envie d’en voir d’autres ou de lire d’autres textes.
Toujours est-il que c’est un sacré metteur en scène.

vendredi 12 décembre 2008

Tatez-là si j’ai le cœur qui bat


Un spectacle mis en scène par Aurélie Leroux autour de Tchekhov, aux Bernardines.
Dands une scéno qui m’a fait penser aux photos de Tim Walker (photo ci-dessus).
J’ai bien aimé l’idée de rendre compte de Tchekhov sans jouer une de ces pièces.
Malheureusement, c’est resté à mi-chemin entre « je veux quand-même représenter des scènes et des personnages de Tchekhov » et « je demande aux acteurs de faire des propositions sur ce qu’ils imaginent et ressentent de cet auteur ».
Dans le premier cas, il valait mieux choisir une pièce et la monter, parce qu’il écrivait bien quand-même, le bougre, et une pièce c’est mieux que des bouts épars, je trouve.
Dans le second cas, il fallait faire plus confiance aux acteurs et pousser beaucoup plus loin l’imaginaire, quitte à s’éloigner radicalement, en apparence, de Tchekhov. Ici l’imaginaire se résume à ce que l’on connaît de Tchekhov pour peu qu’on le connaisse un peu. Le samovar, les cerisiers, les repas ou l’on s’ennuie, où rien ne se dit, la décadence de la bourgeoisie, etc. Mais ça aussi, c’est dans ses pièces, alors pourquoi ne pas choisir de monter une de ses pièces (je sais je me répète) ?
Elle aurait pu extraire les thèmes qui l’intéressait (Aurélie Leroux) pour ne plus laisser place au bout du compte qu’à des scènes quasi oniriques ou cauchemardesques, en tous cas plus personnelles et innatendues.
La prochaine fois ?

vendredi 5 décembre 2008

Les Caprices de Marianne au Gyptis


Très étonnant en fait ce que j’ai ressenti à la vision de ce spectacle !
On peut pas vraiment parler de « point de vue » sur la pièce, passé la définition dramaturgique qui consiste à mettre Octave du côté des rappeurs et Célio du côté du romantique désespéré, avec thèmes musicaux et danseurs qui vont avec.
Les acteurs ne sont pas du tout dirigés, alors chacun se débrouille comme il peut et dans ce cadre (ce non-cadre là), Guillaume Clausse s’en sort plutôt pas mal. D’autres un peu plus malheureusement, malheureusement…
Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la naïveté avec laquelle tout ça est fait.
Du coup, on entend bien le texte de bout en bout et les jeunes qui sont là dans le théâtre auront envie de revenir (après avoir vu et entendu du Musset, c’est quand-même pas rien).
Et moi, je ne me suis pas ennuyé comme parfois je m’ennuie à assister à des spectacles beaucoup plus « pensés ».
Le théâtre a cette dimension irrationnelle, aléatoire et subjective, fort heureusement.
D’autant plus que je constate que ce que je ressens là, à un instant donné est sûrement l’opposé de ce que ressent mon voisin au même moment. Alors…
Je me fie de moins en moins à ce que l’on me dit des spectacles, en bien ou en mal, et préfère définitivement me rendre compte par moi-même.
Ca vous semble évident ?

dimanche 30 novembre 2008

Ex Nihilo à Aix


Le spectacle s'appelle :"Salida".
Ca se passe dans une salle de bal.
Au début y'a pas trop d'ambiance, les musiciens sont pas trop chauds et les gens non plus.
Petit à petit, on s'y met.
On s'y met à danser, seul, à deux, à trois, tous ensemble.
On se séduit, on se drague et puis on se bagarre, comme au baluche quoi !
C'est très réjouissant.
Il y a des moments de rien, mais jamais trop longs.
Il y a des moments de plein, plein de mouvements, plein d'énergie, plein de danse, mais c'est jamais du remplissage.
Le tempo est parfaitement maîtrisé du début à la fin.
Les 6 danseuses et danseurs et les deux musiciens sont bien, toutes, tous et de façon égale.
Pas plus, pas moins et c'est très agréable.
Tout est réglé mais c'est pas propret.
Ca paraît jeté là comme ça en vrac alors que ça n'a rien d'improvisé.
Les musiciens et les danseurs sont très à l'écoute et ensemble, tout le temps.
Il n'y a que la lumière qui est un peu pourrie parce que ça se joue dedans alors que c'est prévu pour dehors alors qu'il doit faire encore jour.
Et puis on est assis par terre, même pas un bout de moquette, des coussins, un tapis, juste un truc pour dire au public : "on a pensé à vous", quoi...
Je dis ça... je dis rien.

samedi 29 novembre 2008

CarmenSeitas à Bouc Bel Air


Spectacle écrit et interprété (entre autres) par Edmonde Franchi, écrivain, comédienne et amie.
Je ne vais pas être objectif, encore moins que d'habitude.
Avec l'Académie de chant populaire dirigée par Alain Aubin dans laquelle chante, notamment, Didjié... mon Didjié, j'veux dire !
Alors évidemment, c'était formidable.
J'ai beaucoup aimé le texte, ce qui est dit sur l'histoire des cigarillères de la Friche et, à travers elles, toute l'histoire des combats sociaux pour le droit des femmes au travail.
En cette période de "fachisation" et de démentellement sauvage du service public, il fait bon réentendre dans quelles conditions on travaillait à la fin du siècle 19 et comme il a fallu que des gens se battent comme des fous pour obtenir des droits qu'on est en train de saccager en ce début de siècle 21.
Il y a beaucoup d'humanité, de simplicité, de tendresse, d'émotion et d'humour.
Sans jamais tomber dans aucune complaisance.
Edmonde est magnifique sur scène comme elle est dans la vie.
Après, j'aurais quelques bémols à propos de la mise en scène et de l'(la non)intégration de la chorale dans l'écriture,
Mais bon, peu importe. Les gens sont ravis en sortant (même à Bouc Bel Air qui n'est pas une mairie communiste).
Les moments de recherche des anciennes cigarillères, mêlés à ceux de la Friche au travers des époques et ceux de la chorale, sont d'un réalisme amplifié jusqu'au burlesque.
Enfin, les chansons sont magnifiquement arrangées et c'est toujours un régal de les écouter ces ceusses-là.
Voyez, c'est pas possible comme critique.
Je m'en fous, je suis content que ce spectacle marche. Content pour Edmonde qui a travaillé comme une calu pour le réaliser et content pour tous les gens qui vont entendre cette page de l'histoire et qui réfléchiront peut-être (on peut rêver) à deux fois avant de voter again pour des "assassineurs" de démocratie.

jeudi 27 novembre 2008

Guy Cassier aux Salins



Mise en scène high tech.
Acteurs excellents.
L'histoire d'un théâtre et de sa troupe au début de la seconde guerre mondiale.
Ou comment "le diable", petit à petit, infiltre le théâtre et le pervertit.
Ou les compromissions d'un homme de théâtre avec le pouvoir nazi.
Une première partie où on se laisse prendre comme dans un film, malgré le surtitrage (ils parlent en flamand) et les voix qu'on a du mal à identifier (tous les acteurs sont sonorisés).
La seconde partie est plus monotone, cédant à quelques facilités de mise en scène (le discours du dictateur démultiplié en direct sur grand écran).
Je ne me suis pas endormi mais j'en ai eu un peu la véléité.
Mon voisin de derrière, lui, n'a pas hésité, je l'ai bien entendu.
J'étais content de voir ce spectacle, pas énervé je veux dire, comme des fois des spectacles peuvent m'énerver.
Mais je me demande pourquoi on met systématiquement de la vidéo et des micros au théâtre ?
Pour faire comme si cétait du cinéma ?
Parce qu'on est complexé de n'être qu'au théâtre ?
Parce qu'on a peur que l'image audio-visuelle l'emporte et qu'on finisse par ne plus avoir personne dans les salles ?
Mais c'est bête, parce que justement en faisant ça, la salle se vide de moitié à l'entracte tant il est vrai que ce "parler vrai" finit par devenir lancinant et doucement hypnotique...
J'ai aimé la toute fin.
Que répondre quand la guerre se termine, et qu'on est artiste et collabo ?
"Je... je.... je ..."
FIN
!

mercredi 26 novembre 2008

Ceux qui Partent à l'Aventure



C'était au Théâtre de Cavaillon, mardi 24 novembre.
Texte de Noëlle Renaude, mis en scène par Renaud-Marie Leblanc, metteur en scène marseillais.
Noëlle Renaude, elle écrit du théâtre, c'est pas du tout cuit.
Il faut un certain sens de l'ôpiniatreté pour être sûr de trouver et comprendre toutes les subtilités de ce texte.
Au début, on ne sait pas qui dit quoi à qui, les personnages changeant de nom à chaque réplique.
On comprend que ce sont des randonneurs partis à l'aventure.
Et puis, on rentre dans l'histoire d'un de ces personnages et apparaisent d'autres personnages qu'on retrouve régulièrement. Les parents, la petite amie, le copain.
Les quatre acteurs jouent une multitude rôles.
Et le texte est très , très fou.
.

Le travail est extrêmement précis et rigoureux.
C'est musical même. Et burlesque.
Et virtuose : et dans la mise en scène, et dans le jonglage des acteurs d'un rôle à l'autre.
Il sont magnifiquement dirigés.
C'est une grosse machine de théâtre très bien huilée.
Petits bémols : le texte s'essoufle un peu sur la fin (le dernier 1/4 d'h) et je trouve un acteur un peu en-dessous des 3 autres (et UNE au-dessus).
Beau travail et très, très drôle !

samedi 15 novembre 2008

Sonetto per Ninetto


Une rencontre aux Bernardines avec Ninetto Davoli, l’acteur fétiche de Pasolini et ensuite un spectacle sur Ninetto, en présence de Ninetto qui le découvrait en même temps que nous.
Une rencontre volontairement pas dirigée a fait, entre autres, que rien de spécial ne s’est dit, à part les choses que l’on peut facilement connaître en lisant des livres ou réécoutant des émissions à propos de Pasolini.
D’ailleurs tout ce qui a été dit « en confidence » était quasiment repris dans le spectacle qui suivait, mais bon..
A propos de la relation intime reliant Ninetto et Pasolini, il n’a rien été dit. Et concernant la mort de ce dernier, Ninetto ne souhaitait pas en parler, ça l’angoisse trop.
Alors quand on a découvert le spectacle parlant principalement de la relation amoureuse de ces deux-là, de leur rupture et de l’assassinat de Pasolini, avec le ninetto comme voisin de rangée, on pouvait se sentir un brin mal à l’aise.
En dehors de cela, le spectacle était plutôt inégal, avec des passages assez réussis, notamment grâce à la comédienne (Paola Comis) qui était formidable.
Rien de spécial à ajouter, en fait.

vendredi 14 novembre 2008

Cherche Toujours


Mathias Théry est un jeune réalisateur que j'ai rencontré l'an dernier à Marseille lors de la projection d'un de ses films à la fac de sciences :
La Vie Après La Mort d'Henrietta Lacks
Si vous avez 20 min, cliquez sur ce lien et régalez-vous : c'est un petit bijou mêlant interrogations scientifiques, poésie burlesque et regard de côté qui, c'est bien connu, permet de voir le plus loin.
Hier soir, au CRDP, 31 bd d'Athènes à Marseille, il présentait ce second film : "Cherche Toujours".
C'est dans la même veine.
Où l'on suit deux physiciens, l'un s'intéressant de manière extrèmement précise au pourquoi de la forme des feuilles des arbres en photographiant jour après jour des bourgeons au Jardin des Plantes. Et l'autre étudiant le mode de déplacement des dunes dans le désert notamment à partir du son émis par le crissement du sable.
Plus pointu comme recherche, ça paraît difficile.
C'est tourné avec finesse, brio, patience et le regard porté sur ces scientifiques et leurs activités est drôle, impertinent, original, poétique et frais.
Je suis pour ainsi dire fan de la première heure !
Vous pouvez voir ce film sur ARTE, dimanche 16 novembre 2008, à 22h20.
Et sinon le festival dure jusqu'à dimanche compris.
Entrée libre.
Les Rencontres Internationales Sciences et Cinémas

jeudi 13 novembre 2008

La Vie Moderne


Le dernier film de Raymond Depardon.
Les derniers paysans ?
Broyés par le monde moderne.
Fascinants, effrayants, drôles, ces hommes et ces femmes d'un autre temps, presque d'un autre monde.
Et pourtant c'est le nôtre et pas très loin...
Incroyablement filmés évidemment avec une équipe de tournage réduite à sa plus simple expression (le générique est très court!)
Je dis évidemment parce que c'est Depardon.
Fascinants par la quasi incapacité de la plupart de ces personnes à exprimer quoique ce soit d'une émotion avec des mots.
S'en suivent alors des silences...
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Moi citadin, urbain jusque dans le moindre recoin, j'ai beau être amoureux de la nature et des plantes, franchement, ça me coupe le souffle.
Effrayants parce qu'avec un tel mutisme ils finissent par l'être.
Et drôles parce qu'au bout d'un moment, c'est tellement incongru d'émotions contenues et jamais exprimées, qu'ils le deviennent forcément.
L'épisode ou le chien rejoint le père, la mère et le fils (et qui est l'affiche du film) est à se pisser dessus de rire !
Et pourtant ce que ça raconte de l'état du monde n'est pas franchement une grosse poilade.

lundi 10 novembre 2008

Koltès, Parnas au Théâtre de la Ville


Seguro a minha mão na sua
Para que juntos podemos fazer
O que não quero ,
Não devo
E não posso fazer sozinho.
Somente com vocês...
E com Koltès !

Je mets ma main dans la tienne
Pour qu'ensemble nous puissions faire
Ce que je ne veux pas,
Ne dois pas
Et ne peux pas faire tout seul.
Seulement avec vous...
Et avec Koltès !

Petit rituel (magique?) que nous répétions tous ensemble sur le plateau, main dans la main, cachés derrière le décor, juste avant l'entrée du public.
Visiblement, ça a marché :-)

dimanche 2 novembre 2008

Paris, Théâtre de la Ville


Ci-dessus, la vue depuis notre loge au théâtre de la ville.
Impressions fortissimas garanties !
On se passe de tous les superlatifs pour tenter d'exprimer, mais en vain, ce qu'on ressent d'être là.
Juste en profiter, à fond, au maximum.
C'est la fête !