lundi 9 février 2009

Très peu de riches encore plus riches avec toujours plus de pauvres vraiment plus pauvres


Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Brecht en parlait déjà en 1930 dans Ste Jeanne des Abattoirs et avant lui, Paul Claudel dans L'Echange.
On pourra pas dire qu'on nous a pas prévenu depuis longtemps !
Cliquez là pour plus de détails !
69% de + pour les hauts salaires

dimanche 8 février 2009

Tendre


Quand les jours meilleurs se font attendre
La vraie solution c'est de s'entendre
L'un tout contre l'autre pour s'étendre
Et d'être tendre
Voir les jours monter, les soirs descendre
Voir les flammes devenir des cendres
Et savoir que le mieux à tout prendre
C'est d'être tendre

Tendre l'autre joue quand on s'embrasse l'une
Pondre des poutous comme un pruniers des prunes
Se voler dans les plumes à coup de bisous doux
On ne sait pas tout ce que l'on peut apprendre
D'un regard très doux, d'un sourire si tendre
C'est simple à comprendre
Pourtant ça vient l'on ne sait d'où

Claude Nougaro

vendredi 6 février 2009

Les Plages d'Agnès


Je sors tout juste du cinéma.
La tête remplie d'images et le coeur d'émotion.
Un film simple plein d'amour, d'inventivité et d'humilité.
80 balais passés ?
T'en vas pas Agnès, on a tellement besoin de gens comme toi.
.


jeudi 5 février 2009

De blog à blog, glop, pas glop


Je publie ici les commentaires d'un de mes plus fidèles lecteurs (j'en ai trois à ma connaissance, vraiment assidus) et ma réponse à ces commentaires, au post sur "Les Midinettes" (écrit hier).
Parce que ça me paraît important même pour moi dans mes critiques quelles qu'elles soient, d'avoir toujours ça bien au chaud dans un petit coin de ma tête...
Salut à toi, effectivement ça donne pas envie tout ça.
Le théatre-réalité...on est pas rendu, déjà que la télé-réalité c'est pas génial (sauf si on aime se faire laver le cerveau...)pitié.
D'un autre côté l'agression à coups de plumes je trouve ça sympa (sauf comme tu le dis si bien : les allergiques et les morts probables par étouffement.
Bien sûr je ne connais pas ce monsieur dont tu parles avec tant d'éloges (hihi), mais si son égocentrisme va jusqu'à montrer aux gens combien la pauvreté (et la souffrance qui en découle)est un phénomène dont on doit prendre conscience et qu'il va nous expliquer le pourquoi du comment par le biais de show (ou spectacle, comment faut-il dire?)et bien on peut rester au chaud devant les infos de tf1 à 20h (ce qui permet de se laver le cerveau par la même occasion aussi et d'éviter de mourir tué par une bête plume).
Je n'ai pas vu la représentation, je ne peux que m'abstenir d'un avis à ce sujet mais je le donne sur le fond de la chose.
Quitte à bouffer de l'indigeste autant rester chez soi non?
Je trouve que tu fais une très belle critique de ce que tu as vu.merci.

j'ai oublié de dire qu'il est déjà suffisamment rare de voir des villes dont la politique culturelle permet a des festivals ou des artistes de se produire à moindre coût pour monsieur tout le monde (et madame aussi hein...) et qu'il est dommage de les rendre moins crédibles avec des spectacles intéressés et servant l'égo de l'auteur.
Mais c'est un avis qui n'engage que moi.


5 février 2009 14:25


Bon, alors là... Il faut qu'on parle monsieur.
Parce que vous êtes très sincère et très suporter en écrivant ça.
Mais il y a là-dedans de grosses bêtises que vous dites, m'sieur, moi je trouve... Mais ça n'engage que moi !
LA chose à défendre du spectacle vivant, c'est justement et paradoxalement, le droit de se planter. Tout comme vous, m'sieur, si vous voulez publier des dessins par exemple (un exemple au hasard).
Faudrait voir à ouvrir les écoutilles !!! :-)
Et aller au spectacle, c'est aussi prendre le risque de s'emmerder.
Je préfère 100 000 fois m'emmerder à un spectacle que de rester planté devant ma télé ( ce qui ne risque pas de m'arriver vu que je n'ai pas de TV ) en ne prenant, ce faisant, aucun risque !!!
Je dis ça... je dis rien.

Alpenstock de Rémi De Vos


Nous finissons une semaine d'exploration de cette pièce, dans notre nouvelle salle de répétitions à La Friche.
L'histoire ?
Un couple vit gentiment quelque part aux frontières de la Suisse.
Elle passe sa journée à faire le ménage de la maison.
Lui est fonctionnaire et tamponne des dossiers.
Pendant son temps libre, il participe à des défilés folkloriques.
Tout va très bien en somme.
Jusqu'au jour où Grete va acheter un flacon de détergent au marché cosmopolite.
Et reçoit, dès le lendemain, la visite de Yosip Karageorgevitch Assanachu qui est, à ce qu'il dit, balkano-carpato-transylvanien.

C'est une farce noire, on peut dire.
Et très folle.
Le but de cette semaine de travail était d'une part, le plaisir de la travailler. Et d'autre part de vérifier la solidité de la pièce sur le plateau.
Résultat positif pour ces deux points.
Avec en plus la satisfaction d'entamer cette part du "contrat kolkhozien" à savoir le laboratoire, libre de toute pression de production quelle qu'elle soit.
Juste le temps de la recherche pure.
Un luxe total et essentiel.
Avec en plus la satisfaction de constater à quel point on a appris à travailler ensemble vite, bien et en harmonie.
Un pas énorme et, je trouve, une très grande réussite malgré tous les aléas et les difficultés qu'il a fallu surmonter pour se connaître les uns les autres et s'apprécier.
2009 : un bon crû ?
Qui l'eut cru ?

mercredi 4 février 2009

Midinettes de février


Tous les premiers mercredis du mois, entre les deux sirènes à midi (net, plus ou moins), une compagnie est invitée par "Lieux Publics" à se produire sur le parvis de l'Opéra de Marseille.
Cette fois-ci, c'était Christian Mazzuchini.
Comme je suis un habitué de cette manifestation, en arrivant, j'ai trouvé étrange la présence du bateleur entouré d'un groupe de personnes.
Tiens ! (me suis-je dit) un mec qui profite de l'occase pour refourguer sa camelote ?
Pas du tout, un magicien...
Puis une gamine (un peu gitane) me demande du fric.
Décidément (continue-je de me dire en moi-même), c'est bizarre aujourd'hui...
Et avant que la première sirène n'ait retenti, nous voyons un groupe de gitans monter sur les praticables installés pour l'occasion et je reconnais la fillette sus-citée.
Bon.
Et voilà qu'ils commencent à nous balancer des plumes à la gueule.
Pas des jolies plumes douces et consistantes, mais du vieux duvet qui s'immisce comme des fleurs de pissenlit aux quatre vents...
Je recule en courant pour ne pas étouffer (je suis pas allergique mais là c'est beaucoup).
Et justement, merci pour les personnes allergiques.
Et merci pour cette agression en bonne et dûe forme.
La sirène retentit : Christian Mazzuchini arrive avec son chien et nous raconte en gros, en bombant le torse et en se remontant les couilles, que les pauvres sont quand-même plus heureux que les riches puisqu'ils n'ont rien à perdre...Super !
Va falloir dire ça à Sarko, ça lui facilitera la tâche pour justifier son plan de relance !!!
Seconde sirène : un groupe d'hommes en pyjama tournent sur scène, comme des bagnards dans la cour d'une prison, en chantant tout d'abord un chant de ... légionnaires ?
L'un d'eux a une prothèse à la place d'une main et l'autre main très, très abîmée. Un autre n'a plus toutes ses dents (ou bien est-ce le même ? je ne sais plus)
Fin de la ronde, face à nous, ils entonnent : "Il en faut vraiment peu pour être heureux".
Quand je l'écris, je peux comprendre le second degré.
En réalité, ça passe au premier degré, on a le sentiment fort de l'agression, de l'utilisation de "pauvres" réels sur une scène de théâtre (c'est la mode de faire ça depuis quelques années, ça va avec la télé-réalité, personnellement, ça me dégoûte) et finalement, on a l'impression que tout ça n'est fait que pour servir un égo, celui de Christian Mazzuchini, encore une fois.

Faudrait voir à réfléchir avant de proposer des trucs pareils !!!
Et pourquoi vouloir faire à tous prix la leçon (moi, j'ai compris le malheur des autres et je vais vous en faire prendre conscience) alors que la plupart des gens présents sont présents parce que justement ils ont déjà un certain niveau de conscience ???
Ce n'était pas seulement raté, ça m'a carrément filé la nausée...

lundi 2 février 2009

Choke


Adaptation du roman de Chuke Palhaniuk (Fight Club).
Roman d'ores et déjà culte que je vous conseille vivement de lire si ce n'est déjà fait.
L'histoire d'un enfant baladé de familles d'accueil en famille d'accueil, récupéré par une mère qui, réussissant toujours à s'échapper de l'asile psychiatrique où elle a été enfermée, lui apprend à ne pas obéir à la plupart des règles dictées par la société, et qui, devenu adulte, essaye de se guérir de son addiction au sexe en participant à des groupes de thérapie pour sexoliques.
Le livre est fou, le film ne l'est pas tellement.
On peut même dire qu'il est raté.
Pourtant tout y est : c'est déroutant.
Peut-être certains livres ne souffrent pas l'adaptation...
Faut croire.

dimanche 1 février 2009

La Mort Marraine


Un très joli spectacle écrit et composé par Raoul Lay à partir d'un conte des frères Grimm, avec l'ensemble Télémaque et Julie Cordier, comédienne que l'on voit sur la photo. C'était vendredi à la Cité de la Musique à Marseille.
Rien à dire, ou plutôt rien à redire : bonne adapatation du texte, musique excellente, musiciens aussi comme toujours, Julie Cordier nous emporte avec grâce et élégance, les lumières sont impecs.
Tout est fait avec une grande simplicité et ça marche.
Bravo.

samedi 31 janvier 2009

Virgin, un magasin bloqué lors de la manif parisienne (fragments du rêve général)


Un cortège d’intermittents et précaires coordonnés a agencé quelques fragment du rêve général, ce 29 janvier 2009, lors de la manifestation parisienne organisée en ce jour de grève interprofessionnelle.
Il a été procédé au blocage d’un magasin Virgin Megastore, au 5 boulevard Montmartre. Résultat ? Une réjouissante amputation du chiffre d’affaire de l’entreprise.

Pourquoi Virgin ?

Tout d’abord, parce que là comme partout ailleurs dans la grande distribution, le chiffre d’affaire et les bénéfices de ces entreprises sont directement proportionnels aux conditions imposées aux travailleurs précaires qui y sont employés, avec ou sans CDI.
Comme chez Mac do, Monoprix, Carrefour et tant d’autres, les temps partiels sont l’un des plus sûrs moyen de fabriquer cette disponibilité sans limites à laquelle les employeurs tentent de contraindre leurs salariés. Comment refuser d’effectuer des heures "complémentaires", lorsque c’est le seul moyen de compléter le SMIC horaire - plus ou moins amélioré - qui détermine un salaire ne permettant pas de faire face aux besoins de la survie quotidienne, et moins encore de s’autoriser tel ou tel écart d’avec le minimum ?

En outre, Geoffroy Roux de Bézieux, l’un des patrons du groupe Virgin, dirige aujourd’hui l’UNEDIC pour le compte du MEDEF, et, avec l’accord de la CFDT, organise la non indemnisation de la majorité des chômeurs.
CFDT ou Medef, opposons nous à ceux qui organisent la précarisation !
La société est une entreprise ?
Bloquons là !
Assez gémi, assez subi.
Leurs inégalités et leur concurrence nous mettent la tête au carrée, continuons d’empêcher d’encaisser en rond.
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vendredi 30 janvier 2009

La réponse du gouvernement à la grève générale



C'est sans aucun commentaire...


Lettre d'une enseignante témoin de la visite de notre président à St-Lô



… Notre… président est venu nous rendre visite à Saint-Lô.
Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED.
Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkozy un peu moins.
Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux.

Je vous transmets une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation… Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l'ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen…


Bonjour à tous.
Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant.
J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits!!!
Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas. Si cela n'est pas déjà fait.
Ma sœur… a voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper !
De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma sœur par le bras, pour l'empêcher de siffler !
Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son passage.
Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti-émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!!
A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!!
Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout !
En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!!
Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur !
Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dangereux ?????????!!!!!!!!
Je suis sidérée, choquée !
Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme !
C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins !
Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!!
Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut !
La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers !
Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!!
Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!!
C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants !
Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes « dérangeantes » pour le gouvernement et surveiller leurs conversations et mails.
Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô :
« N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!!
Commentaires de M. Digard dans le Ouest-France du 13 janvier :
« C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dans le respect de la fonction incarnée par le président de la république ».

Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté !
Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérés…
Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ?
Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!!
Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier !
Nous sommes beaucoup à être en état de choc...
Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, ainsi que les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme !

Isabelle Legravey

jeudi 29 janvier 2009

Grève générale à Marseille



N'écoutez pas ce que disent les syndicats, croyez la police.
Cette manif ? Un bide total : c'est simple, moi j'y étais, j'ai vu PER-SON-NE !



Photos de la manifestation du 29 janvier à Marseille

mercredi 28 janvier 2009

Grève Générale


Ordre de Mobilisation Générale
La dernière fois qu'il y a eu une grève d'une telle ampleur en France, c'était il y a deux ans et le journal Libération avait fait sa Une et les 6 pages suivantes sur le divorce de

Napoléon

Sarkozy.

Et demain, ce sera quoi la Une de Libé ?

dimanche 25 janvier 2009

Risque Zéro


Galapiat Cirque au festival "Janvier dans les Étoiles" à la Seyne/Mer.
Un groupe de 6 jeunes circasiens issus des écoles de Rosny/s Bois et de Châlons.
Plein de talents : acrobates, musiciens, clowns.
Un spectacle plein d'invention, d'énergie, de violence aussi et d'émotion.
Ils nous prennent, nous emportent par leur fraîcheur et leur vitalité.
Comme rarement au cirque, de mon point de vue.
Et réalisent ce mix quasi impossible de performance et de poésie.
Par leur écoute, leur complicité, par leurs présences chorales et tout le temps interdépendantes.
Leur but étant " Tentons l'impossible ", on peut dire qu'il est atteint.
Mais je dis ça...
je dis rien.

samedi 24 janvier 2009

Itinerrances sous influences


Un spectacle de la Cie Itinerrances chorégraphié par Christine Fricker au théâtre de la Minoterie.
Un parcours ludique dans trois petites salles d'abord.
On nous invite à prendre des photos avec des appareils mis à disposition du public.
On nous demande de tirer des petits papiers.
On nous fait faire une séance d'exercices issus de la méthode Feldenkreis.
On nous guide pour reproduire la pose du David de Michel-Ange.
On nous pose des questions auxquelles on peut répondre en écrivant dans un cahier dans un isoloir ( genre : quand est-ce que vous sentez le mieux votre corps ? Je vous en pose des questions moi ! ).
On écoute au casque des témoignages de gens qui parle du corps en général.
Et en seconde partie, on monte dans la grande salle écouter un groupe de musiciens accompagnant un groupe de danseuses.
La musique est inspirée, un des instruments est une invention personnelle de son propriétaire : une planche sur laquelle sont accrochés toutes sortes d'objets sonores dont le son est repris par un micro-micro ( tout petit micro veux-je dire ) et déformés/amplifiés.
Et enfin une chorégraphie à laquelle le public est convié à participer.
Tous ensem-bleu, tous ensem-bleu, oui !
Ça c'était chouette.
Non, dans l'ensemble c'était un moment agréable, mais ça mériterait d'être un peu creusé c't'affaire afin que cela devienne vraiment plus interactif, que les spectateurs soient mieux dirigés dans leur parcours et qu'ils se sentent plus libres d'aller sur scène plutôt que de rester sagement assis en face comme qu'on fait tout le temps en quelque sorte...
Et aussi que les danseurs puissent réagir quand ils croisent, rencontrent, cognent même pourquoi pas, un spectateur.
Et que les papiers tirés servent vraiment à quelque chose.
Et que les appareils photos ne soient pas seulement suspendus au fond, mais que l'on puisse circuler avec., etc.
Mais en fin je dis ça...
Je dis rien.

La CFDT fait condamner des intermittents et précaires pour une action revendicative.



La direction nationale de la CFDT avait déposé plainte contre Ludovic et Michel pour « violation de domicile » suite à l'occupation de son siège par plus d'une centaine de chômeurs, précaires et intermittents du spectacle en 2005.

- Parce que l'on ne peut pas laisser condamner cette forme classique de la lutte, syndicale ou politique qu'est l'occupation.
- Parce que l'on a eu raison de demander des comptes à un syndicat qui signe avec le MEDEF contre les travailleurs.
- Parce que la CFDT vient à nouveau de signer un accord UNEDIC qui prévoit de laisser plus de la moitié des chômeurs non indemnisés.
- Parce que ni Michel ni Ludovic ne doivent être privés de leur droit à manifester pour les 5 années qui viennent.
- Parce que la politique de la direction nationale de la CFDT s'attaque à tous les salariés.
- Parce que l'époque impose de nécessaires mobilisations.

Nous ne nous tairons pas et nous continuerons à refuser la politique antisociale de la CFDT !
Ne se contentant plus de signer, main dans la main avec le MEDEF, des accords qui réduisent toujours plus les droits collectifs de tous (retraites) et des précaires, cette organisation devance désormais en matière de pénalisation de la contestation sociale les projets d'un gouvernement qui compte instaurer un délit d'occupation destinée à réprimer des formes de luttes.

Tous les soutiens sont les bienvenus.

Pour en savoir plus
Pétition de soutien, signée à ce jour par plus de 12000 personnes
Clip de la mobilisation
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vendredi 23 janvier 2009

Notre Dallas


Spectacle au Gyptis.
Pièce écrite et mise en scène par Charles-Éric Petit
Avec : Roxane Cleyet-Merle , Guillaume Clausse , Olivier Maltinti , Tonin Palazzoto , Elisa Voisin.

Une vision d'aujourd'hui de cette série mythique.
Plein d'idées de mise en scène, des acteurs bien dirigés et qui chantent mais vraiment très bien !
On nous raconte la vraie histoire du feuilleton avec la mère Ewing, J.R., Bobby Ewing, Pamela dite "Pam" , Sue Ellen , Lucy Ewing et Krebbs, je vous jure ils sont tous là, quasi-réincarnés (ils sont pas tous encore morts, les originaux je veux dire).
Avec un regard de côté qui ne se moque jamais ni ne caricature.
Sue Ellen est remarquable (enfin c'est Elisa Voisin qui est formidable, vous avez compris...).
Un bémol sur l'écriture par moments encore trop appliquée, trop "je veux bien faire" et du coup qui manque de simplicité, un poil trop littéraire.
Mais en devenir, à mon avis, avec beaucoup de potentiel.
Avec quand-même une question de fond non élucidée : mais pour quoi dire finalement ?
Moi je dis ça...

Concert de musique atonale


C'était vendredi à la bibliothèque départementale.
Des courtes pièces de Alban Berg, Anton Webern, Patrick Burgan et une pièce très connue que je ne connaissais pas "Le Pierrot Lunaire" d'Arnold Schoenberg.
Je ne sais que dire.
Je n'écouterai jamais cette musique pour le plaisir, tout seul à la maison devant un feu de cheminée par exemple.
En soutien d'actions qu'elles soient cinématographiques, théâtrales ou chorégraphiques, je la conçois mieux.
Quant à Schoenberg, il a ouvert une voie importante en inventant le "sprechgesang" qui consiste à écrire des notes que le chanteur n'est pas obligé de chanter, mais dont il doit respecter la hauteur.
Rien à dire sur ce coup-là !
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mercredi 21 janvier 2009

Le retour de la grippe aviaire


Sans commentaire.

mardi 20 janvier 2009

Mon Képi Blanc


C'est le titre d'une des trois pièces d'un triptyque de Sonia Chiambretto mis en scène par Hubert Colas (metteur en scène marseillais et artiste associé au théâtre de la Colline à Paris).
Une déambulation dans trois lieux différents.
Le plus réussi, de très loin, en grande partie grâce à l'acteur Manuel Vallade qui est extraordinaire et qui réalise là une véritable performance d'acteur. Drôle, touchant, surprenant, sobre. Le texte rend compte assez magistralement de l'endoctrinement des légionnaires qui n'existent que pour être au service de la Légion. La raideur du garde à vous de l'acteur dans sa petite boîte de velours rouge (comme une boîte à musique) rend compte de la disparition totale de la personne, dérisoire et pathétique.

Les deux autres spectacles maintenant.

"12 Soeurs Slovaques"
une lecture réalisée par Dominique Frot qui ne vaut à elle seule que par la présence de cette actrice aux frontières de la folie. Mais qui ne nous permet pas d'entendre le texte et dont le tempo totalement irrationnel aurait une nette tendance à alourdir considérablement le propos et... à nous assoupir inexorablement.

"Chto (interdit au moins de 15 ans)"
: je ne sais que dire. Seulement ce que j'ai ressenti, c'est à dire une torture. Inintéressant, monotone, désincarné. L'actrice est prise en otage dans un décor en forme de boîte et nous avec elle. Comment le temps peut-il d'un seul coup paraître si long et l'envie de fuir dans le sommeil aussi implacable ?
Un conseil aux dépressifs : arrêtez les narcoleptiques, offrez-vous la vidéo de Chto, c'est aussi efficace et chimiquement moins nocif (psychologiquement, je sais pas...)

lundi 19 janvier 2009

L'Appel des Appels : extension du domaine de la lutte




L'évolution de la situation politique et sociale, ainsi que les réactions et protestations qu'elle ne cesse de susciter, nous ont conduit à appeler à une coordination des différents mouvements qui, dans le champ du soin, de l'éducation, de la recherche, de la justice, de l'information, de la culture, de la clinique, ont été lancés depuis quelques années.

Il s'agit en somme tant "d'étendre le domaine de la lutte" que d'éviter un éparpillement des combats dont on sait, depuis la guerre des Gaules, quel risque il représente.

Voici donc, ci-dessous et ci-joint, cet "Appel des appels".

Si ce mouvement rencontre votre adhésion, nous vous proposons :

- de le soutenir en vous rendant sur le site
le site Appel des appels
pour le signer ;

- de participer, par ailleurs, à la réunion de coordination du 31 janvier, qui aura lieu, de 10 h à 18 h, au "104 rue d'Aubervilliers", à Paris, où Robert Cantarella nous accueillera ;

- de relayer, enfin, cet Appel des appels dans tous les cercles et réseaux auxquels vous avez accès.

Merci, chers collègues et amis, de votre attention et, nous l'espérons, de votre soutien actif.

A très bientôt.

En toute amitié.

Roland Gori et Alain Abelhauser

Roland Gori est psychanalyste à Marseille et professeur de psychologie et de psychopathologie cliniques à l'université d'Aix-Marseille 1. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de psychanalyse.

Alain Abelhauser est psychanalyste et Professeur des Universités (psychopathologie clinique). Il est également second vice-président de l’Université Rennes 2, vice-président du CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) et des formations. Il est, enfin, secrétaire général du SIUEERPP (Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse).

samedi 17 janvier 2009

Recyclage

En utilisant seulement des sacs poubelle, Joshua Allen Harris ( artiste new-yorkais ) crée des animaux gonflables qui s'animent lorsqu'ils sont fixés à la grille d'une bouche de métro.

Video de Jonas Green.

Transformer les déchets, disons les monceaux d'ordures de notre société de consommation, en bestioles animées, presque vivantes, disons en objets poétiques, ça a de quoi nous rendre optimistes... un peu... quand-même...
Non ?

mercredi 14 janvier 2009

Leçon de zen ?


"Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n'aie pas d'intention. Evite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N'observe pas, n'examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l'espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu'enthousiasmé. Echoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d'aucun arbre, d'aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n'y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux. Passe par les villages, je te suis."

PETER HANDKE - Par les villages

mardi 13 janvier 2009

Une bonne nouvelle : c'est bien de temps en temps, non ?


À l'ONU, de plus en plus de pays se prononcent pour l'arrêt des exécutions.
Une écrasante majorité des États membres de l'ONU, soit 106 pays, ont voté, jeudi 18 décembre 2008, en faveur d'une deuxième résolution relative à un moratoire sur le recours à la peine de mort.

106 États ont soutenu la résolution, 46 l'ont rejetée, 34 se sont abstenus et 6 n'ont pas pris part au vote.
En 2007, il y avait eu 104 voix pour, 54 contre et 29 abstentions.
"Ce soutien accru renforce la tendance, forte et durable, à l'abolition de la peine de mort au niveau mondial", a déclaré Martin MacPherson, d'Amnesty International.

En 1948, au moment de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, seuls 8 pays avaient aboli la peine de mort dans leur législation ou dans la pratique. Soixante ans plus tard, en décembre 2008, ce nombre s'élève à 137, soit plus des deux tiers des pays du monde.

www.amnesty.fr/peine_de_mort

lundi 12 janvier 2009

31 mars 1875 : c'est même pas une date anniversaire


"Je suis enragé. J'aime et je suis un vieux fou."
Victor Hugo


Une phrase émergée des recherches du moment.
Comme ça, pour le plaisir.

dimanche 11 janvier 2009

Période des rois


Je n'ai pas trouvé une recette intéressante pour la galette.
Alors pourquoi pas des donuts ?
C'est très facile, ça demande juste un peu d'entraînement...

Recette suédoise du donut

mercredi 31 décembre 2008

Burn after reading


Le dernier film des frères Cohen.
Un petit bijou.
Drôle, loufoque, impertinent, libre, surprenant.
Les acteurs jouent tous, sans exception, formidablement bien.
Une équipe de loosers top niveau !
Une vision cataclismique de la société américaine d'aujourd'hui, jamais vulgaire, avec distance et humour.
Rien à ajouter, allez-y !

vendredi 26 décembre 2008

La Terre des Hommes Rouges


Un film de Marco Bechis, ou comment rendre compte d'un immense gâchis et d'un problème de territoires insoluble.
C'est un genre de fiction-reportage très bien réalisé et dirigé.
Les indiens qui ont été castés jouent leurs propres rôles.
On est très loin des indiens du far-west (on pense à cette représentation hollywoodienne avec perplexité). Là, ils sont plutôt gentils quoique pris eux aussi dans leurs contradictions, leurs traditions, leur misère et leurs aspirations vers le monde occidental.
C'est un brin désespérant.
Et c'est bizarre parce que, pourtant, là encore ce sont les cow-boys qui gagnent ...

jeudi 25 décembre 2008

Noël dans la boue


On achève une semaine de thalasso à Biarritz, aux Thermes Marins.
Au programme chaque jour - en plus de sauna , hammam, bains bouillonnants et buses sous-marines de diverses intensités - quatre soins quotidiens.
Ca va de modelage manuel, sous affusion (entendez jets d’eau marins mobiles qui massent le dos de bas en haut et de haut en bas), baignoire à bouillons, water-bed à jets mobiles intégrés, douche sous-marine, à gym aquatique, applications de boue chauffante ou applications d’algues.
On passe comme ça, de 20 min en 20 min en caissons d’isolation, plusieurs heures à se faire papougner, masser, décongestionner, reminéraliser, vitaminer.
Au bout du compte, on est lisse comme des galets et zen comme des moines en marinade.
Et on n’a même pas le temps de s’ennuyer.
Pour qui aime la trempade, y’a pas à hésiter si l’occasion se présente…

vendredi 19 décembre 2008

Je Tremble


C’est le premier spectacle de Joël Pommerat auquel j’assiste.
C’était au théâtre du Merlan.
Je suis très content de l’avoir vu malgré des avis très négatifs ( pour rejoindre ce que je disais dans un précédent « post »).
J’ai été très séduit par la forme et par les acteurs.
Irréprochable (la forme), irréprochables (les acteurs).
Très, très inspiré de David Lynch.
Univers « Lynchien » incroyablement maîtrisé et reproduit au théâtre (les mêmes frissons !), avec même le rideau de théâtre à plis (pas rouge mais quand-même).
La mise en scène est parfaite, magique, technologiquement incroyablement maîtrisée.
Mais.
Evidemment !
La faiblesse est dans le texte à mon avis et cela tient au fait que Joël Pommerat donne plus à entendre des considérations « dramaturgiques » qu’une mise en actes théâtraux, plus symbolique, plus transposée.
Du coup ça rétrécit le champ et je finis par m’ennuyer un petit peu (c’est surtout vrai pour la première partie, la seconde est plus folle et plus cauchemardesque).
Du coup, j’ai très envie d’en voir d’autres ou de lire d’autres textes.
Toujours est-il que c’est un sacré metteur en scène.

vendredi 12 décembre 2008

Tatez-là si j’ai le cœur qui bat


Un spectacle mis en scène par Aurélie Leroux autour de Tchekhov, aux Bernardines.
Dands une scéno qui m’a fait penser aux photos de Tim Walker (photo ci-dessus).
J’ai bien aimé l’idée de rendre compte de Tchekhov sans jouer une de ces pièces.
Malheureusement, c’est resté à mi-chemin entre « je veux quand-même représenter des scènes et des personnages de Tchekhov » et « je demande aux acteurs de faire des propositions sur ce qu’ils imaginent et ressentent de cet auteur ».
Dans le premier cas, il valait mieux choisir une pièce et la monter, parce qu’il écrivait bien quand-même, le bougre, et une pièce c’est mieux que des bouts épars, je trouve.
Dans le second cas, il fallait faire plus confiance aux acteurs et pousser beaucoup plus loin l’imaginaire, quitte à s’éloigner radicalement, en apparence, de Tchekhov. Ici l’imaginaire se résume à ce que l’on connaît de Tchekhov pour peu qu’on le connaisse un peu. Le samovar, les cerisiers, les repas ou l’on s’ennuie, où rien ne se dit, la décadence de la bourgeoisie, etc. Mais ça aussi, c’est dans ses pièces, alors pourquoi ne pas choisir de monter une de ses pièces (je sais je me répète) ?
Elle aurait pu extraire les thèmes qui l’intéressait (Aurélie Leroux) pour ne plus laisser place au bout du compte qu’à des scènes quasi oniriques ou cauchemardesques, en tous cas plus personnelles et innatendues.
La prochaine fois ?

vendredi 5 décembre 2008

Les Caprices de Marianne au Gyptis


Très étonnant en fait ce que j’ai ressenti à la vision de ce spectacle !
On peut pas vraiment parler de « point de vue » sur la pièce, passé la définition dramaturgique qui consiste à mettre Octave du côté des rappeurs et Célio du côté du romantique désespéré, avec thèmes musicaux et danseurs qui vont avec.
Les acteurs ne sont pas du tout dirigés, alors chacun se débrouille comme il peut et dans ce cadre (ce non-cadre là), Guillaume Clausse s’en sort plutôt pas mal. D’autres un peu plus malheureusement, malheureusement…
Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la naïveté avec laquelle tout ça est fait.
Du coup, on entend bien le texte de bout en bout et les jeunes qui sont là dans le théâtre auront envie de revenir (après avoir vu et entendu du Musset, c’est quand-même pas rien).
Et moi, je ne me suis pas ennuyé comme parfois je m’ennuie à assister à des spectacles beaucoup plus « pensés ».
Le théâtre a cette dimension irrationnelle, aléatoire et subjective, fort heureusement.
D’autant plus que je constate que ce que je ressens là, à un instant donné est sûrement l’opposé de ce que ressent mon voisin au même moment. Alors…
Je me fie de moins en moins à ce que l’on me dit des spectacles, en bien ou en mal, et préfère définitivement me rendre compte par moi-même.
Ca vous semble évident ?

dimanche 30 novembre 2008

Ex Nihilo à Aix


Le spectacle s'appelle :"Salida".
Ca se passe dans une salle de bal.
Au début y'a pas trop d'ambiance, les musiciens sont pas trop chauds et les gens non plus.
Petit à petit, on s'y met.
On s'y met à danser, seul, à deux, à trois, tous ensemble.
On se séduit, on se drague et puis on se bagarre, comme au baluche quoi !
C'est très réjouissant.
Il y a des moments de rien, mais jamais trop longs.
Il y a des moments de plein, plein de mouvements, plein d'énergie, plein de danse, mais c'est jamais du remplissage.
Le tempo est parfaitement maîtrisé du début à la fin.
Les 6 danseuses et danseurs et les deux musiciens sont bien, toutes, tous et de façon égale.
Pas plus, pas moins et c'est très agréable.
Tout est réglé mais c'est pas propret.
Ca paraît jeté là comme ça en vrac alors que ça n'a rien d'improvisé.
Les musiciens et les danseurs sont très à l'écoute et ensemble, tout le temps.
Il n'y a que la lumière qui est un peu pourrie parce que ça se joue dedans alors que c'est prévu pour dehors alors qu'il doit faire encore jour.
Et puis on est assis par terre, même pas un bout de moquette, des coussins, un tapis, juste un truc pour dire au public : "on a pensé à vous", quoi...
Je dis ça... je dis rien.

samedi 29 novembre 2008

CarmenSeitas à Bouc Bel Air


Spectacle écrit et interprété (entre autres) par Edmonde Franchi, écrivain, comédienne et amie.
Je ne vais pas être objectif, encore moins que d'habitude.
Avec l'Académie de chant populaire dirigée par Alain Aubin dans laquelle chante, notamment, Didjié... mon Didjié, j'veux dire !
Alors évidemment, c'était formidable.
J'ai beaucoup aimé le texte, ce qui est dit sur l'histoire des cigarillères de la Friche et, à travers elles, toute l'histoire des combats sociaux pour le droit des femmes au travail.
En cette période de "fachisation" et de démentellement sauvage du service public, il fait bon réentendre dans quelles conditions on travaillait à la fin du siècle 19 et comme il a fallu que des gens se battent comme des fous pour obtenir des droits qu'on est en train de saccager en ce début de siècle 21.
Il y a beaucoup d'humanité, de simplicité, de tendresse, d'émotion et d'humour.
Sans jamais tomber dans aucune complaisance.
Edmonde est magnifique sur scène comme elle est dans la vie.
Après, j'aurais quelques bémols à propos de la mise en scène et de l'(la non)intégration de la chorale dans l'écriture,
Mais bon, peu importe. Les gens sont ravis en sortant (même à Bouc Bel Air qui n'est pas une mairie communiste).
Les moments de recherche des anciennes cigarillères, mêlés à ceux de la Friche au travers des époques et ceux de la chorale, sont d'un réalisme amplifié jusqu'au burlesque.
Enfin, les chansons sont magnifiquement arrangées et c'est toujours un régal de les écouter ces ceusses-là.
Voyez, c'est pas possible comme critique.
Je m'en fous, je suis content que ce spectacle marche. Content pour Edmonde qui a travaillé comme une calu pour le réaliser et content pour tous les gens qui vont entendre cette page de l'histoire et qui réfléchiront peut-être (on peut rêver) à deux fois avant de voter again pour des "assassineurs" de démocratie.

jeudi 27 novembre 2008

Guy Cassier aux Salins



Mise en scène high tech.
Acteurs excellents.
L'histoire d'un théâtre et de sa troupe au début de la seconde guerre mondiale.
Ou comment "le diable", petit à petit, infiltre le théâtre et le pervertit.
Ou les compromissions d'un homme de théâtre avec le pouvoir nazi.
Une première partie où on se laisse prendre comme dans un film, malgré le surtitrage (ils parlent en flamand) et les voix qu'on a du mal à identifier (tous les acteurs sont sonorisés).
La seconde partie est plus monotone, cédant à quelques facilités de mise en scène (le discours du dictateur démultiplié en direct sur grand écran).
Je ne me suis pas endormi mais j'en ai eu un peu la véléité.
Mon voisin de derrière, lui, n'a pas hésité, je l'ai bien entendu.
J'étais content de voir ce spectacle, pas énervé je veux dire, comme des fois des spectacles peuvent m'énerver.
Mais je me demande pourquoi on met systématiquement de la vidéo et des micros au théâtre ?
Pour faire comme si cétait du cinéma ?
Parce qu'on est complexé de n'être qu'au théâtre ?
Parce qu'on a peur que l'image audio-visuelle l'emporte et qu'on finisse par ne plus avoir personne dans les salles ?
Mais c'est bête, parce que justement en faisant ça, la salle se vide de moitié à l'entracte tant il est vrai que ce "parler vrai" finit par devenir lancinant et doucement hypnotique...
J'ai aimé la toute fin.
Que répondre quand la guerre se termine, et qu'on est artiste et collabo ?
"Je... je.... je ..."
FIN
!

mercredi 26 novembre 2008

Ceux qui Partent à l'Aventure



C'était au Théâtre de Cavaillon, mardi 24 novembre.
Texte de Noëlle Renaude, mis en scène par Renaud-Marie Leblanc, metteur en scène marseillais.
Noëlle Renaude, elle écrit du théâtre, c'est pas du tout cuit.
Il faut un certain sens de l'ôpiniatreté pour être sûr de trouver et comprendre toutes les subtilités de ce texte.
Au début, on ne sait pas qui dit quoi à qui, les personnages changeant de nom à chaque réplique.
On comprend que ce sont des randonneurs partis à l'aventure.
Et puis, on rentre dans l'histoire d'un de ces personnages et apparaisent d'autres personnages qu'on retrouve régulièrement. Les parents, la petite amie, le copain.
Les quatre acteurs jouent une multitude rôles.
Et le texte est très , très fou.
.

Le travail est extrêmement précis et rigoureux.
C'est musical même. Et burlesque.
Et virtuose : et dans la mise en scène, et dans le jonglage des acteurs d'un rôle à l'autre.
Il sont magnifiquement dirigés.
C'est une grosse machine de théâtre très bien huilée.
Petits bémols : le texte s'essoufle un peu sur la fin (le dernier 1/4 d'h) et je trouve un acteur un peu en-dessous des 3 autres (et UNE au-dessus).
Beau travail et très, très drôle !

samedi 15 novembre 2008

Sonetto per Ninetto


Une rencontre aux Bernardines avec Ninetto Davoli, l’acteur fétiche de Pasolini et ensuite un spectacle sur Ninetto, en présence de Ninetto qui le découvrait en même temps que nous.
Une rencontre volontairement pas dirigée a fait, entre autres, que rien de spécial ne s’est dit, à part les choses que l’on peut facilement connaître en lisant des livres ou réécoutant des émissions à propos de Pasolini.
D’ailleurs tout ce qui a été dit « en confidence » était quasiment repris dans le spectacle qui suivait, mais bon..
A propos de la relation intime reliant Ninetto et Pasolini, il n’a rien été dit. Et concernant la mort de ce dernier, Ninetto ne souhaitait pas en parler, ça l’angoisse trop.
Alors quand on a découvert le spectacle parlant principalement de la relation amoureuse de ces deux-là, de leur rupture et de l’assassinat de Pasolini, avec le ninetto comme voisin de rangée, on pouvait se sentir un brin mal à l’aise.
En dehors de cela, le spectacle était plutôt inégal, avec des passages assez réussis, notamment grâce à la comédienne (Paola Comis) qui était formidable.
Rien de spécial à ajouter, en fait.

vendredi 14 novembre 2008

Cherche Toujours


Mathias Théry est un jeune réalisateur que j'ai rencontré l'an dernier à Marseille lors de la projection d'un de ses films à la fac de sciences :
La Vie Après La Mort d'Henrietta Lacks
Si vous avez 20 min, cliquez sur ce lien et régalez-vous : c'est un petit bijou mêlant interrogations scientifiques, poésie burlesque et regard de côté qui, c'est bien connu, permet de voir le plus loin.
Hier soir, au CRDP, 31 bd d'Athènes à Marseille, il présentait ce second film : "Cherche Toujours".
C'est dans la même veine.
Où l'on suit deux physiciens, l'un s'intéressant de manière extrèmement précise au pourquoi de la forme des feuilles des arbres en photographiant jour après jour des bourgeons au Jardin des Plantes. Et l'autre étudiant le mode de déplacement des dunes dans le désert notamment à partir du son émis par le crissement du sable.
Plus pointu comme recherche, ça paraît difficile.
C'est tourné avec finesse, brio, patience et le regard porté sur ces scientifiques et leurs activités est drôle, impertinent, original, poétique et frais.
Je suis pour ainsi dire fan de la première heure !
Vous pouvez voir ce film sur ARTE, dimanche 16 novembre 2008, à 22h20.
Et sinon le festival dure jusqu'à dimanche compris.
Entrée libre.
Les Rencontres Internationales Sciences et Cinémas

jeudi 13 novembre 2008

La Vie Moderne


Le dernier film de Raymond Depardon.
Les derniers paysans ?
Broyés par le monde moderne.
Fascinants, effrayants, drôles, ces hommes et ces femmes d'un autre temps, presque d'un autre monde.
Et pourtant c'est le nôtre et pas très loin...
Incroyablement filmés évidemment avec une équipe de tournage réduite à sa plus simple expression (le générique est très court!)
Je dis évidemment parce que c'est Depardon.
Fascinants par la quasi incapacité de la plupart de ces personnes à exprimer quoique ce soit d'une émotion avec des mots.
S'en suivent alors des silences...
......
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Moi citadin, urbain jusque dans le moindre recoin, j'ai beau être amoureux de la nature et des plantes, franchement, ça me coupe le souffle.
Effrayants parce qu'avec un tel mutisme ils finissent par l'être.
Et drôles parce qu'au bout d'un moment, c'est tellement incongru d'émotions contenues et jamais exprimées, qu'ils le deviennent forcément.
L'épisode ou le chien rejoint le père, la mère et le fils (et qui est l'affiche du film) est à se pisser dessus de rire !
Et pourtant ce que ça raconte de l'état du monde n'est pas franchement une grosse poilade.

lundi 10 novembre 2008

Koltès, Parnas au Théâtre de la Ville


Seguro a minha mão na sua
Para que juntos podemos fazer
O que não quero ,
Não devo
E não posso fazer sozinho.
Somente com vocês...
E com Koltès !

Je mets ma main dans la tienne
Pour qu'ensemble nous puissions faire
Ce que je ne veux pas,
Ne dois pas
Et ne peux pas faire tout seul.
Seulement avec vous...
Et avec Koltès !

Petit rituel (magique?) que nous répétions tous ensemble sur le plateau, main dans la main, cachés derrière le décor, juste avant l'entrée du public.
Visiblement, ça a marché :-)

dimanche 2 novembre 2008

Paris, Théâtre de la Ville


Ci-dessus, la vue depuis notre loge au théâtre de la ville.
Impressions fortissimas garanties !
On se passe de tous les superlatifs pour tenter d'exprimer, mais en vain, ce qu'on ressent d'être là.
Juste en profiter, à fond, au maximum.
C'est la fête !