lundi 19 novembre 2007

Dimanche a Rio


Apres une soiree passee a "la foire du Nordest" (ventes de fringues, artisanat, bouffe en tous genres et orchestres pour danser comme un bal folk un peu salsa mais sans les pas !), passe la journee a Ipanema.
Marche de hyppies avec vente d'artisanat en tous genres (bijoux, tissus, bibelots,...) et bouffe a tendance africaine, franchement appetissante et finalement, franchement degueu.
Puis baignade sur la plage d'Ipanema, le 18 novembre (18 novembre, je me baigne sur la plage d'Ipanema, je me le suis repete un certain nombre de fois pour essayer de realiser).
Ballade dans le quartier, mange une noix de coco avec son lait, un peu verte, vu des danseurs de Capuera dans la rue, trouve une cle USB (!) et rentre a la casa en taxi.
Pris une capiniera (un genre de punch tres doux au gout, mais tres fort en vrai) dans un bar magnifique (ancienne maison coloniale, toute en exterieurs sur deux etages).
Dodo rapide, un peu pete quand-meme...

19 novembre a Rio


Ici, il fait trop chaud, alors les gens se promenent en maillot dans la ville, ca change...
C'est a Copacabana, ce matin.
On a repris les repetitions avec les bresiliens. C'est tres intense. Ils ont l'habitude d'un jeu tres naturaliste et nous, on leur propose completement autre chose : travail de choeur, precision et demesure. Il faut lutter pour ouvrir les imaginaires mais l'equipe est de bonne volonte et petit a petit, des espaces s'ouvrent, l'ecoute s'installe avec les silences incontournables qui les accompagnent.
Apres plusieurs heures de concentration intense, on s'est finis dans un bar pres de la casa, a coup de caipirinia et rentres passablememt emeches, en riant comme des tordus, melangeant tour a tour espagnol, portugais, anglais et meme italien.
On est contents de vivre cette experience et d'etre la, au Bresil.
Quelle chance !

dimanche 18 novembre 2007

2eme jour a Rio


.................Ci-dessus la maison ou on loge (ca pourrait etre pire)..................
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Premieres impressions additionnees au jet-lag (decalage horaire) plutot denses et enthousiasmantes.
La presence de la nature qui n'attend qu'une chose : reprendre ses droits, est decidement tres forte.
Premiere rencontre avec les comediens bresiliens : chaleureuse et directe.
On a deja commence a explorer le texte en impro franco-portugaise.
Travail de choeur, echos, resonnances, differences, complementarites.
Notre salle de repet donne directement sur la mer et le pain de sucre : quel luxe !
Transports en commun tres bigares et exotiques si on peut dire. La conduite des chauffeurs est bcp + rock'n roll que celles des conducteurs marseillais de la ligne 35 (Estaque-Vieux Port) : c'est pour dire !
Beaucoup de maisons et d'immeubles delabres, et d'autres en construction.
je n'imaginais pas du tout Rio comme ca.
Je pensais aux longues plages de sable fin et aux images du Corcovado...
Et puis je retrouve des côtés de Naples avec son extreme pauvrete et la vie qui l'anime et qui gronde, um peu dangeureusement. On nous conseille de faire attention et d'eviter de se balader la nuit.
Le mythe du bresilien et de la bresilienne super canons, c'est donc bien un mythe !
Pour l'instant on cherche le canon, mais, même pas on le flaire dans aucun parage.


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Ci-dessus, vue depuis notre salle de repetitions, conditions de travail inhumaines
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Ci-dessous, montee au Pain de Sucre, mauvais temps mais ca marche quand-meme...





A suivre...

vendredi 16 novembre 2007

Arrive a Rio


Message succint sur clavier americain (il n'y a pas de E accent aigu ou grave!)
Voyage long mais curieusement vite passe.
La premiere chose frappante, c'est l'omnipresence de la jungle.
Vegetation luxuriante.
Epaisse couche de nuages et pluie battante : c'est pas comme ca qu'on me l'avait vendu !
Installe dans un quartier incoyable, perdu en haut de ruelles pavees, dans une maison coloniale au milieu de cette vegetation luxuriante ou les arbres sont envahis de lemuriens.
A suivre...

jeudi 15 novembre 2007

Wohouwoho, ho ho ho !



Me voici à la veille d'une aventure de trois semaines au Brésil, entre Rio et Sao Paulo.

Début des répétitions de "Retour au Désert" de Bernard-Marie Koltès, avec des comédiens brésiliens.

Création prévue en juin/juillet 2008.

Je ne sais pas si j'aurai accès à internet là-bas. Si c'est le cas, ce blog sera l'occasion de tenir un petit journal de bord de ce voyage qui s'annonce passionnant (comme tous les voyages à priori).

mardi 13 novembre 2007

Ste Jeanne à St Raphaël : paradoxe ?

On rejoue "Ste jeanne des Abattoirs", ce soir et demain soir, au Palais des Congrès de St Raphaël , une immense salle de presque 300 places (sic).
On n'est pas à l'hôtel Beaurivage à Ste Maxime, mais au Beauregard, et franchement, en cette saison, on n'a vraiment pas à se plaindre.
.
De ma chambre d'hôtel face à la mer (plutôt située sur le haut de la passerelle, pour ceux qui ont vu le spectacle...) me reviennent quelques phrases choc du spectacle :
- "L'amour est précaire, la vie est précaire, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?"
(extrait d'un discours de Laurence Parisot, patronne du MEDEF, organisation patronale représentant les dirigeants des entreprises françaises : youhou !)
- "Les crises économiques sont des catastrophes naturelles dont un cycle effroyable ordonne le retour".
- "Ne vas pas te commettre avec les gens des abattoirs : c'est de la racaille, et pour tout dire, la lie de ce monde".
- "Aux riches, accorde la richesse
Donne à ceux qui possèdent déjà
Donne leur et la ville et l'Etat
Fais que leurs crimes finissent bien."
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Ecrit en 1930 : ah bon ? Ca date pas d'hier ?

lundi 12 novembre 2007

Chacun son cinéma


CHACUN SON CINÉMA
Réalisé par Michael Cimino
Durée : 01h45min
Film : France Sortie le : 31/10/2007
33 oeuvres de 34 réalisateurs.
Film du 60e anniversaire Sélection Officielle.

Hors compétition au Festival de Cannes 2007.
» Site Officiel » Voir la Bande annonce
33 films de 3min sur le thème de la salle de cinéma avec une brochette de réalisateurs tels que Wim Wenders, Roman Polanski, David Lynch, Youssef Chahine, David Cronenberg, Ken Loach, les frères Dardenne, etc. etc.
A part deux ou trois au maximum, la plupart sont des petits chefs-d'oeuvre du genre, chacun dans leur style.
Un beau voyage au pays des regards, des cultures, des idées, des imaginaires, des fantaisies, des émotions, des souvenirs et des ouvertures sensibles et innatendues qu'ils provoquent en nous au fur et à mesure de leur déroulement.
A voir, donc !

dimanche 11 novembre 2007

?

Vu aussi "L'Amour Sorcier", de Manuel de Falla, à l'auditorium du Parc Chanot, mis en scène et dirigé par Raoul Lay et son ensemble Télémaque, avec notamment Alain Aubin, chanteur contre-ténor de grand talent. Musicalement et vocalement, rien à dire, dans le genre c'est le top.

J'ai hésité avant d'en parler sur ce blog. J'aurais plutôt envie de dire que j'aime, et ben non. Là j'aime pas et je me dis que c'est bien de le dire aussi. Ca ne donne que plus de valeurs aux choses ensuite quand on dit qu'on les aime. On sait alors qu'on les aime vraiment.

Récit

Les musiciens s'installent et s'accordent.

Silence. Silence.

Entre le metteur en scène/chef d'orchestre accompagné des deux chanteurs (c'est moins pire que d'habitude quand il ne fait que rentrer tout seul pour ramasser des applaudissements affreusement convenus mais applaudissements quand-même). Ils rentrent après, donc : pourquoi ? Parce qu'ils méritent plus que les musiciens ?? No comment.

Ca commence par "on vous raconte l'histoire à trois".

Le premier dit deux phrases en français, le second les deux mêmes phrases en espagnol et la troisième les deux mêmes phrases en arabe. Puis deux phrases en français, les mêmes en espagnol, puis en arabe, et ainsi de suite.

Mis à part le systématisme qui ne laisse place à aucune surprise, on finit surtout par ne plus rien y comprendre et ça n'a déjà pas commencé qu'on s'ennuie déjà.

Et puis, enfin, musique. Aaaaaaaahhhh !

Manuel de Falla et brusquement, sans transition, un ensemble de musique berbère. Bon, pourquoi pas. Puis de nouveau de Falla, puis les berbères, de Falla, les berbères, etc.

Là encore, aucune place à l'innatendu, tout est systématique et donc prévisible et donc ennuyeux. Et surtout, il n'y a aucun rapport entre les deux. On se dit : "ah ! c'est parce que ce sont les rencontres d'Averroes" et juste après, on aurait envie de dire : "et alors ? je vois pas le rapport".

Au milieu de ça, il nous plante les deux chanteurs qui sont sensés jouer en espagnol mais sans aucune direction ni mise en scène. Ils sont donc plantés là à essayer, mais en vain, de faire vivre l'affaire : mission impossible.

Ajoutez une accoustique dégueulasse : les voix sonorisées nous parviennent comme dans des boîtes de conserve. C'est navrant.

A la fin, on a droit au cirque de la disparition du metteur en scène. On applaudit donc D'ABORD les musiciens, et APRES seulement, le chef d'orchestre a qui revient en majeure partie la daube qu'on vient de nous servir, froide et en conserve.

Merci Raoul et go !

samedi 10 novembre 2007

Station Alexandre, Marion Rampal, Raphaël Imbert

Ce soir, à la Station Alexandre (nouveau lieu culturel à Marseille), il y avait un concert de Marion Rampal 5tet.
Dans "Own Virago", création de Marion Rampal.
Avec comme invité Raphaël Imbert, saxophoniste, chef d’orchestre, compositeur, désormais complice de Station Alexandre…

Voyage sensible, fantaisiste et moderne au coeur d’histoires vieilles comme le monde… une galerie de portraits en chansons avec, pour fil rouge, une évocation symbolique des archétypes féminins dans les grandes mythologies

Compositions, chant : Marion Rampal
Piano : Fabien Ottones
Contrebasse : Michel Peres
Batterie : Cedrick Bec
Guitare : Aurélien Arnoux

Ca, c'est pour le descriptif de base.
En vrai, ça a commencé comme un vrai concert de jazz.
C'est à dire :
- Il y a des musiCIENS (et pas CIENNES)
- Il y a une chanTEUSE (et pas TEUR)
- Il y a un thème exposé par la chanTEUSE et repris en solos successifs par chaque musiCIEN.
- On claque nonchalamment des doigts sur le temps faible (c'est comme ça en jazz) pour montrer qu'on est un amateur éclairé
- On applaudit à la fin de chaque solo (on dit chorus)
- On lance de temps en temps un "ouais" ou encore mieux un "oh yeah"
- On sait parler anglais avec l'accent et on le fait savoir;
Bref, j'ai eu très peur de me faire mais vraiment chier.

Et puis pas du tout, très vite, tout de suite pour ainsi dire, c'est la magie qui s'installe, un univers, une complicité, un sorte de transe assez douce et en même temps vitaminée à souhait.
Un bonheur, un régal, un massage pour toutes les cellules du dedans qui en redemandent toutes, le poil hérissé, la bouche bée, l'oeil humide, le sourire idiot imprimé sur toute leur petite face de cellule infiniment insignifiante.
Et hop, c'est déjà fini et on a qu'une hâte, c'est que ça recommence bientôt. Et on veut y envoyer tous ses amis et même ses ennemis pour leur apprendre un peu, à ceux-là, à être un peu plus aimables, non mais des fois...
Le lieu et les personnes qui le dirigent sont cosis, chaleureux, accueillants.
L'accoustique, on n'a rarement vu ça. C'est aussi pour ça que les cellules, toutes insignifiantes qu'elles soient, elles ont vraiment bien capté l'excellence du son et ont vibré à l'unisson.
Non, j'vous jure, allez-y, c'est pas croyab' !
Et Marion Rampal, Raphaël Imbert et tous leurs musiciens, mais allez-y aussi, où qu'ils passent.
Des musiciens musiciens.

vendredi 9 novembre 2007

Si loin, si proche



J'ai l'impression qu'il y a une chose au monde qui est universellement difficile, à différents niveaux, pour les pauvres êtres humains que nous sommes, c'est d'accepter de ne plus être un bébé.

C'est difficile d'accepter de grandir.

Difficile de devenir un adulte qui s'assume, qui se confronte au monde.

Difficile d'accepter de ne plus être le centre du monde, super-puissant, tout-puissant.

Difficile de croire que l'on n'est pas le monde, que le monde tourne sans nous; que le monde et nous c'est vraiment deux choses bien distinctes.

Difficile de défusionner.

Difficile en un mot, de quitter sa maman.

Petite démonstration dans le film qui suit ou comment aller vraiment loin pour rester au plus près...

jeudi 8 novembre 2007

De l'Autre Côté

Ce soir c'était l'avant-première du film :
DE L'AUTRE CÔTÉ
Réalisé par Fatih Akin
Avec Hanna Schygulla, Baki Davrak, Patrycia Ziolkowska, Nurqul Yesilcay, Yelda Reynaud,
Genre : Comédie dramatique Durée : 02h02min
Film : Allemagne, Turquie
Sélection Officielle en compétition - Prix du Scénario - Prix du Jury Oecuménique au Festival de Cannes 2007.
» Voir la Bande annonce


Magnifique scénario sur le thème de la mort, personnages très forts en humanité, les femmes ont un putain de caractère et sont magnifiquement interprétées (retour d'Anna Schygulla).

C'est à voir, vraiment.

mercredi 7 novembre 2007

Sirènes et Midi Net de novembre

Chaque premier mercredi du mois, à Marseille, sur la place de l'Opéra, a lieu un spectacle qui commence à la première et s'arrête à la dernière sirène.
Cela dure approximativement 12 min.
Chaque mois, c'est une compagnie différente qui propose quelque chose.
Aujourd'hui, à midi net, la sirène a sonné et le spectacle a donc commencé.
Au début, y'a des musiciens qui chantent avec une trapéziste qui trapèze.
Après, la trapéziste, elle s'arrête un peu de trapézer pour écouter les chanteurs chanter.
Ensuite, elle recommence à trapézer.
Et là, en lisant le petit dépliant, on comprend qu'elle représente le "truc" qui fait qu'une cloche sonne, je sais pas comment on appelle ça le pendule dedans, le balancier, le bitognot qui cogne qui fait qu'une cloche sonne, quoi.
Et les chaînes qui pendouillent autour qu'on voit sur la photo, c'est la cloche; parce que la cloche sonne comme une ?...

"sirène", c'était facile pourtant...
(y'en a qui ont crû que c'était une méduse les chaînes tout autour... Franchement, il faut y mettre un peu du sien, sinon, on s'en sort pas).
Et à la fin, après que la vraie sirène a retenti, on entend d'autres cloches autour du public (ce que j'ai essayé, mais en vain, de filmer), ça passe très vite parce qu'elles ont peur et "qu'elles ne sont pas dressées", ce sont des chèvres (un troupeau), avec au cou des ?...
"cloches". Oh la la, mais vous avez pas l'esprit vif ou quoi ?
Les chanteurs chantaient magnifiquement.
Mais bon, c'était un peu naze, quoi...
Dommage.
PS : c'est quoi une chèvre dressée ?



mardi 6 novembre 2007

Et on sourit !

Le Président s'augmente de 140 %, après avoir donné le pactole aux plus riches de ce pays. On ne s'étendra pas sur la dette nationale qui elle va s'étendre pour nous, pas d'inquiétude là-dessus.
Tout le monde est dans la rue (enseignants, personnel soignant, cheminots,...).
Les marins pêcheurs sont exangues.
Le pouvoir d'achat ne cesse de baisser.
Le passage à l'euro à pété tous les prix (heureusement l'INSEE est là pour nous rassurer : ce n'est pas vrai, le passage à l'euro n'a rien changé).
La loi sur les tests ADN est quand-même passée.
On vire les gens qui sont déjà dehors, on reconduit les gens à la frontière (sauf ceux et celles qui se défenestrent et meurent).
On fiche les gens selon la couleur de leur peau.
La Culture on n'en parle pas, ça n'intéresse personne (?),
etc. etc. etc.
Mais en novembre 59% des français se disent satisfaits de leur président.
Alors ou bien les sondages sont pipautés à un point qu'on ne s'imagine même pas, ou bien nous sommes dans un pays de...


grmlgrgrmlmlmlmlmlgrrrrrrgrlmbbbbbbbeuhhhhhh!

lundi 5 novembre 2007

Pouce !

Pour qui s'en souvient dans les années 70 : entre deux émissions et pour faire patienter le téléspectateur, le petit train passait avec un rébus, le temps sans doute de charger les nouvelles bobines...
Ok, aujourd'hui : interlude.

dimanche 4 novembre 2007

Confucius a dit (ou c'est Jacques ? je sais plus)


Même quand tout va bien, j'ai l'impression qu'il y a toujours un endroit qui se tord pour rappeler que jamais rien n'est tout blanc, ou tout noir.

Et dans cette pleine lumière, il y a quand-même une ombre de tristesse.

A accepter.

Pour rester en équilibre.

samedi 3 novembre 2007

Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements


Lancée fin Juin, la souscription pour le film « Chomsky et compagnie » (de Daniel Mermet et Giv Anquetil filmé par Olivier Azam) est un succès.

Plus de 5000 personnes soutiennent ainsi la réalisation et la diffusion de ce DVD en toute indépendance.

Ce qui a permis des tournages supplémentaires, l’acquisition d’archives, l’apport de dessins…

Ce qui entraîne des délais supplémentaires...

Aussi, « Chomsky et Cie » arrivera en Janvier 2008.


D’ici là, voyez quelques extraits en exclusivité mondiale (cliquez ici).


D’ici là, surtout, continuez à souscrire, faites souscrire. (cliquez ici)

Vous aussi faites partie de ceux qui peuvent dire la tête haute, « Moi, Monsieur, je fais avancer la pendule de l’histoire ».

D’ailleurs voici la « spéciale dédicace » du film :


On leur a éteint la lumière, mais ils ne veulent pas dormir.

On les appelle les Malgré Tout Malgré tous les gigantesques moyens mis en œuvre pour les persuader qu’ils sont impuissants

Malgré tous les efforts pour les pousser à se coucher

Malgré toute la violence cachée sous la fausse objectivité médiatique

les Malgré Tout ont une oreille qui bouge encore.

Et un œil qui reste ouvert

Et un poing toujours fermé

C’est aux Malgré Tout que nous dédions ce reportage radiophonique entièrement filmé à la main.
En forme de caisse à outil avec du grain à moudre (et quelques explosifs) qui pourront être utiles un beau jour.

vendredi 2 novembre 2007

Ce n'est peut-être pas ça la question

"C'est une forme primitive de pensée que de dire que les choses existent ou n'existent pas."
Sir Arthur Eddington
(physicien qui apporta la première confirmation de la théorie d'Einstein en 1919)
.
"Dire - cela est - revient à tenter de saisir la permanence.
Dire - cela n'est pas - est adopter la vue du nihilisme.
Ainsi un sage ne dit pas - exister - ou - ne pas exister -."
Siddha Nagarjuna
(2/3ème s av JC : considéré comme le plus grand philosophe bouddhiste de tous les temps)

jeudi 1 novembre 2007

On allait au bord de la mer Avec mon père, ma soeur, ma mère On avait l'coeur un peu gros, Mais c'était quand-même beau (Michel Jonasz)

Chanson
(nouvelle version mise en images)
.
Un petit oiseau
Ca vit sa vie
.
Après c'est le boulot
Des asticots
.


Restent les plumes et les os
Trempez-les dans l'eau
.

Ca nous fait un canari bien cuit
Qu'est pas joli, joli
.





mercredi 31 octobre 2007

Les moines se bougent

En cliquant sur le lien ci-après, vous pouvez faire d'une pierre deux coups :
1) signer la pétition d'Amnesty en faveur des personnes détenues injustement en prison et pour la démocratie en Birmanie.
2) vous serez ainsi inscrit à Amnesty International et pourrez signer régulièrement (une fois par mois, ce n'est pas du harcèlement) des pétitions en faveur de personnes en très grande difficulté et dont on ne parle bien-sûr quasiment jamais.

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/crise_des_droits_humains_au_myanmar/petition_contre_la_repression_au_myanmar

mardi 30 octobre 2007

Touche pas ma caisse

Ici, à Marseille, il faut savoir que dès que l'on touche à la voiture d'un marseillais, on touche simultanément et automatiquement à sa bite (même si c'est une marseillaise, curieusement).
Il faut savoir qu'alors, au mieux, on se fait traiter instantanément de connard, au pire, de petit pédé d'enculé et l'on se prend, au mieux, une baffe, au pire, un méchant coup de poing dans la gueule.
C'est un mode de relation un brin archaïque à l'image de cette ville...
Mais je l'aime toujours (et encore), c'est pas croyab'...

lundi 29 octobre 2007

Inspirez... expirez


On respire avec les poumons, non ?
Les poumons se gonflent, le diaphragme (qui est un gros muscle en forme de voûte qui entoure les viscères) descend et du coup les dits-viscères qui ne savent plus où se mettrent sortent : le ventre gonfle.
Dans de nombreux cours de chant ou de relaxation ou de théâtre, on entend souvent : "respirez avec le ventre".
Si on y réfléchit un petit peu, on se demande bien comment cela peut être possible.
Ou peut-être qu'avec beaucoup d'entraînement à se remplir les viscères d'air, on peut devenir une star du pneumatique ?


dimanche 28 octobre 2007

Rapport au Monde

J'ai créé ce blog parce que ça m'oblige à exercer quotidiennement ma pensée, à affûter ma vigilence tout au long de la journée pour me dire : "qu'est-ce que je vais retenir d'aujourd'hui et comment je vais le formuler ?" et aussi pour le faire lire aux personnes qui m'entourent plutôt que d'accumuler des choses écrites que personne ne lira jamais (ça me donne une exigence supplémentaire de ne pas m'adresser qu'à moi-même).
Or un mystérieux individu s'est mis à laisser des commentaires incompréhensibles et pas drôles.
Pourquoi faut-il sur cette planète qu'il y en ait toujours qui passent leur temps à détourner, salir, détruire, polluer ?
C'est quoi ce rapport à la Terre-Mère ?
Je projette ? J'extrapole ?
Je pose la question...

vendredi 26 octobre 2007

Lettre à Libé

Bon, voilà, c'est fait, je ne suis plus abonné à Libé.
Extraits :
"Un jour de grève générale, Cécilia Sarkozy en première page et cinq pages qui s’en suivent, c’est trop pour moi.
Avec justifications à l’appui :
« C’est pour montrer que Sarkozy ne peut pas renier l’héritage de 68. »
Je rêve !
Parce que son équipe de communication a sans doute choisi ce jour au hasard pour annoncer « la difficile épreuve de notre bon président » ?
...
Vous ne faites pas du tout le jeu de Sarkozy, c’est pour mieux le combattre que vous parlez de lui comme tous les autres ?
...
En bref, vous pensez vraiment qu’on ne s’apercevra pas que vous nous prenez pour des imbéciles (et je suis poli) ?
...
Cela faisait longtemps que je défendais encore Libé auprès de tous ses détracteurs de plus en plus nombreux (dans mon entourage en tous cas).
Je ne le défendrai plus et je les rejoins, bien à contre cœur.
Je vous souhaite bonne route, vendez bien, soyez rentables, faites du bénéfice : c’est tout le bonheur que je vous souhaite puisque, apparemment, ce sont les valeurs qui vous animent.
J’en arrive à préférer les gens de droite qui au moins ne cherchent pas à faire croire le contraire de leur ignominie.

Un ex-fidèle lecteur."

Mais le fin du fin, c'est que tout ça est peut-être tout simplement magistralement orchestré pour accélérer la chute programmée de ce journal.
Et je ne suis qu'un de + dans le troupeau !
Ouais !!

jeudi 25 octobre 2007

Discours d'investiture de Nelson Mendela en 1994


Il est des textes comme celui qui suit que l'on traîne toute sa vie sans vraiment jamais les comprendre totalement...
.
"Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyions à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est que nous soyions puissants au-delà de toutes limites.
C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : "Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?"
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
...
Vous restreindre ne rend pas service au monde.
L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.
...
En laissant briller notre propre lumière [qui ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous], nous donnons aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres."

mercredi 24 octobre 2007

Ainsi va le monde

Un copain m'a rapporté aujourd'hui cette histoire vécue par lui.
Il passe dans la rue devant un tas de poubelles dans lequel farfouille un SDF.
Une femme accompagnée de son chien passe sans le voir.
Le chien s'arrête et farfouille aussi. La dame tire sur la laisse en disant :
- "non, non Kiki, c'est pas bien de fouiller dans les poubelles".
.

Et à propos de la Birmanie, force m'est bien de constater que je ne peux rien faire, à part faire circuler des pétitions.
On organise pas comme ça une manif surtout quand visiblement elle ne servira à rien.
Il y a juste à admettre son impuissance et accepter l'inacceptable, c'est-à-dire le monde tel qu'il est.
Et chanter avec Balavoine : "Je ne suis pas un héros !"

mardi 23 octobre 2007

QI

Il paraîtrait que le QI moyen des français serait de 85/90.
Quand la moyenne de l'être humain est de 120/130.
Ca expliquerait les 70% de satisfaits ?
.

Et une petite phrase du jour (en sus) :

"On peut se demander si les partis politiques ne sont pas l'invention politique la plus stérilisante depuis le XIXe siècle. La stérilité politique intellectuelle me paraît l'un des grands faits de notre époque."

Michel Foucault

lundi 22 octobre 2007

Contrastes

Les images formées par mon inconscient la nuit, me semble de plus en plus une stricte et logique mise en images de ce que je vis dans la journée.
La machine humaine me fascine et m'émerveille.
Je suis heureux quand je peux donner un sens aux choses qui semblent totalement m'échapper (sans pour autant vouloir donner un sens à tout et à tous prix).
En même temps les humains, et notamment les français, et encore plus précisément les journalistes, et pour dire vraiment le fond de ma pensée, les "ceux" qui font "Libé" me sortent littéralement par les trous de nez depuis jeudi, jour de la grève générale et de leur cinq premières pages sur "on sait qui".
(Rapporté à Harry Poter, on serait tenté de penser à Voldemort et on ne serait pas loin du compte...)
Quelle obscénité. J'étais abonné et je dois écrire pour me désabonner définitivement.
Cette lettre sera sans doute l'objet d'un prochain blog...
Je les déteste.

mardi 16 octobre 2007

Je suis peut-être snob, mais j'aime beaucoup David Lynch

Depuis quelques mois, on peut voir des vaches partout dans les rues de Marseille.
Des fausses, bien-sûr.
David Lynch a proposé son projet (ce que l'on fait réellement des vaches) qui a été refusé.
Pas très politiquement correct...
.

lundi 15 octobre 2007

A Paris : Vé-lib, à Marseille : Vé-lo

Lib, c'est clair, c'est libre, liberté, libre-service,...
Lo, ça veut juste rien dire.
Lo, ça s'arrête à 21h comme le métro.
Lo, c'est pas de pistes cyclables ou alors des trottoirs avec un petit cycliste imprimé dessus et les piétons n'ont qu'à bien se tenir (80 km de ce genre de pistes, quand-même, selon les dires de notre cher maire Gaudin).
Lo, c'est une ville bâtie sur des collines bien pentues (comme on le devine sur la photo).
Lo, c'est un projet qui n'en est pas un : juste une petite campagne électorale avec des arguments faciles.
Lo, c'est zéro vélo en haut (comme on le voit sur la photo, il en reste un) et tous les autres en bas. Il fait chaud ici, oh !
Lo, c'est l'organisation d'enfer qui va se mettre en place pour les remonter tous ces vélos, quotidiennement, là-haut, sur la coll-li-neu ?! (cf le projet très pensé et très bien mené du tramway qui ne passe pas dans son tunnel).
Mais Marseille est au bord de Lo, L/O ce sont deux lettres qu'on trouve dans bOrdeL et c'est pour ça que (c'est affreux) Marseille, je l'aime quand-même !!

dimanche 14 octobre 2007

Faut toujours être le plus fort ?


"Les petits ont un problème de puissance.
Les grands aussi.
Mais c'est dans l'autre sens."

vendredi 12 octobre 2007

Lilith, Choke, bébé et Birmanie

Ca ? C'est une photo de répétitions de Lilith au Rio...
Quoi ? J'ai dit quelque chose ?
.
On s'occupe de la Birmanie. Laissé un message à Amnesty International. Fait circuler les pétitions. RV lundi pour organiser manif ou concert ou les deux... Ou peut-être rien si c'est trop compliqué... Faut avoir la foi pour pas oublier les autres là-bas, loin.
On a repris le travail sur "Choke", le film. Lundi, on enregistre les voix off. Peut-être va-t-il enfin voir le jour, un jour, ce film !

mercredi 10 octobre 2007

Birmanie : on ne peut rien faire, nous ?

"Si Total s'en va, il sera remplacé par des entreprises chinoises ou indiennes, ou bien pire encore."
"Autrement dit, si ce ne sont pas des entreprises européennes qui collaborent avec une des pires dictatures au monde, c'en seront d'autres? Autrement dit, ne faisons rien, des fois que d'autres fassent encore moins ?
Est-ce là vraiment une attitude digne de l'Union Européenne et du "pays des droits de l'homme"?

Frédéric DEBOMY (coordinateur d'info Birmanie) et Gwenael WASSE (chargé de campagne pour les Amis de la Terre)

Et nous, qu'est-ce qu'on fait, à part lire le journal et écouter la radio ?
Et toujours l'éternelle question : " mais qu'est-ce qu'on peut faire ?"
Je sais pas, aumoins manifester, juste pour dire qu'on n'est pas indifférent.
Organiser cette manifestation s'il le faut.
Bon, ben, y'a plus qu'à...
Défi ?
http://www.dailymotion.com/video/x32g4m_repression-en-birmanie

mardi 9 octobre 2007

Don d'organes : il arrive un moment où on a un tas de trucs qui servent plus à rien

Je viens de prendre ma carte de donneur d'organes.
Il parait qu'il y a plein de gens qui n'en parlent pas quand ils sont en vie et du coup, quand ils sont morts, la famille refuse aux médecins de prélever leurs organes, simplement parce qu'ils ne savent pas ce que le mort voulait quand il était vivant, voyez...
Moralité, avec la carte sur moi, si un jour je suis mort, ce qui ne manquera pas d'arriver, et bien les médecins pourront prendre tout ce qu'ils veulent comme organes à moi.
C'est chouette, non ?
http://www.agence-biomedecine.fr/fr/dondorganes/choix.html

lundi 8 octobre 2007

Avant c'était pas pareil

"Avant Marseille c'était une belle ville...
Mais elle a été bombardée.
C'est con la guerre."

samedi 6 octobre 2007

Fête au Rio


Vendredi soir, c'était la "fête institutionnelle" au Rio.
Ca fait penser au nouveau projet de contrat intermittent à durée indéterminée...
Fête / institutionnels
Intermittence/ durée indéterminée
Epoque schizophrène...
On s'en est quand-même pas mal sorti.
Si on arrive à faire aussi bien question statut, on a l'espoir d'encore quelques beaux jours !

vendredi 5 octobre 2007

Une nouvelle loi de Murphy


Plus on vide un appartement à Paris...

...plus il se remplit à Marseille.

mercredi 3 octobre 2007

Ce beau pays


Aujourd'hui, Midinettes sur la place de l'Opéra, entre les deux sirènes du 1er mercredi du mois. Un moment fort et magique.
Même si les lois de Murphy profondément pessimistes trouvent un écho affreusement actuel dans ce que nous vivons chaque jour, soyons pessimistes, mais souriants !
Phrase du jour : "L'impuissance d'un politicien se mesure à la tension sociale qu'il crée par l'intensité du matraquage médiatique de ses discours".

mardi 2 octobre 2007

Marseille est une ville colorée aux mille contrastes...
Y'en a qu'aiment pas.

lundi 1 octobre 2007

Hedda

C'était vendredi soir, au théâtre de la Criée.
Hedda Gabler, de Henrik Ibsen, mise en scène de Thomas Ostermeier.
En dehors des saluts, façon opéra, et de quelques longueurs, je n'ai aucune critique négative à émettre pour ce spectacle.
La traduction et l'adaptation du texte sont remarquables, la scénographie est somptueuseusement high-tech et magnifiquement utilisée, les acteurs sont tous très bons.
On entend l'ultra-individualisme dans lequel on vit et où l'on se confine, l'égocentrisme ambiant, la prépondérance des intérêts personnels et la négation massive de l'autre.
Première fois que j'ai l'impression de voir du cinéma sur scène et qui fonctionne à fond.
La salle était remplie d'ados qui n'ont pas moufté, signe incontournable de l'intérêt non feint d'un public à qui on ne la fait pas...
J'aime bien Ibsen, finalement !